Mittwoch, 25. Juli 2007

Réflexions....



À présent que la poussière est retombée sur la controverse entourant un post de Montréal Goth Friends proclamant haut et fort que la culture gothique est une culture du vide et du superficiel, qui n'existe que pour le paraître, il est peut-être temps de tenter de trouver des réponses. Force est d'admettre que j'étais mal à l'aise. Il était difficile de répondre de façon articulée à cette thèse. Alors que pour moi la culture gothique, ou la culture point, est une chose comme allant de soi, comment expliquer de façon logique cette sous-culture à quelqu'un de l'extérieur? On atteint rapidement cette barrière où un malaise s'installe : c'est quoi la culture gothique? Si ce n'est que sortir dans les bars, alors à l'évidence, je ne suis pas gothique. Et si nous l'analysons à l'aune des soirées, alors c'est évident que nous tombons dans les clichés réducteurs très rapidement. Je dis souvent : «Tout ce qui brille n'est par or, tout ce qui est noir n'est pas goth». Moi-même, par cette maxime, j'admet qu'une sélection s'opère à un certain niveau. J'adore Nightmare Before Christmas, mais des millions de spectateurs ont aussi visionné le films et l'apprécient tout autant et ne sont pas plus goth!C'est alors que je suis tombé sur un article de Jyrki 69, chanteur de The 69 Eyes, écrit dans le dernier numéro d'Elegy: «La presse non-spécialisée pose toujours beaucoup de questions sur la scène gothique, et j'ai commencé à expliquer qu'il s'agissait du plus grand jeu de rôle au monde. Les règles en sont connues ; chacun peut renaître et se recréer entièrement sur la scène gothique»Cette idée du jeu de rôle est peut-être ce qui caractérise le plus, et donne une image juvénile de cette culture. Mais ce qui suit est des plus intéressant :«La seule façon de danser sur du gothique, c'est de danser avec soi-même dans l'ombre et la fumée. Bien qu'elle compte davantage de communautés que tout autre «sous-culture», la culture gothique est un plaisir solitaire. Elle s'apprécie en étudiant les livres, en regardant des films, en écoutant des disques, en surfant sur le Net et en communiquant avec d'autres âmes perdues par e-mail. Mais dans un club, on se sent en sécurité, parmi les siens, et quand la chanson des Sisters vous appelle vers la piste de danse enfumée, vous savez où se trouve votre coeur et quelle est votre place.»In goth we trustJyrki69Elegy #24, octobre/novembre 2002C'est peut-être là le fondement de cette sous-culture, on ne peut l'indentifier car elle est individuelle, personnelle, à géométrie variable selon la personne. Pour l'un, c'est l'imagerie des croix et des cimetières, pour l'autre, le romantisme victorien exacerbé, pour un troisième, une imagerie sombre mais pas nécessairement lugubre. Elle se crée partout, est complémentaire dans ses composantes : les bars, c'est évident, mais c'est un lieu de contact relativement difficile à maîtriser; on se réunis en groupe pour surveiller, jaser un peu, prendre un coup. C'est aussi les concerts, les opéras, les expositions de toutes sortes, les voyages. Cela se retrouve aussi dans l'intimité de chez soi, les utopies que l'on se crée dans les limites de notre cerveau, nos croyances, choses très difficiles à élaborer dans les bars, endroit par excellence de la superficialité. La culture gothique a donc un fort accent culturel, (au lieu de politique comme les punk) individualiste, mais aussi de partage. Je ne suis pas expert en vin mais j'en connais un. De même pour les mangas, Je pense à plusieurs personnes pour les films, les fringues. Je connais pas mal l'univers des comics Vertigo mais ce n'est pas tout le monde. Une forte proportion sont des wizCette culture, tout en étant individualiste, a un aspect social par les contacts et complémentaire par les talents qui ceux qui la composent.

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